Le Diamantaire est né à Caen en 1987. C'est la découverte de l' œuvre "André the Giant Has a Posse" d’Obey en 2001 qui initie sa démarche d'utiliser la rue comme terrain d'expression. Il se lance alors dans le graffiti et sature rapidement de son art, tous les murs de sa ville natale. Ces multiples représentations finissent par lui valoir une interdiction de graffer. Loin d’abandonner pour autant l’idée d’exposer sa créativité au plus grand nombre, il commence à travailler au pochoir. Cette technique répond à la volonté d'une expression artistique qui se veut plus figurative, accessible et percutante. Parallèlement, ses études en métallerie puis chaudronnerie le forment au façonnage et l'initient à des techniques qui nourrissent progressivement sa créativité et son savoir-faire.

 

 Toujours animé par le désir de mieux maitriser l'art de faire passer des messages, le Diamantaire s'installe à Paris en 2008 et suit une formation en communication visuelle. A l'instar d'artistes comme Invader, Zevs ou Gilbert aux identités marquées, l'artiste opte pour un symbole fort, celui du diamant.

 

 Dans un contexte où le street art fleuri, le Diamantaire se distingue par le choix du miroir comme matériau pour orner les murs. Le miroir utilisé par l'artiste est récupéré dans la rue puis recyclé sous forme de diamants en deux dimensions. Chaque œuvre est ensuite peinte et numérotée. Les premiers murs parsemés de ces bijoux de rue sont d'abord ceux de la capitale française en 2011. Aujourd'hui, ces joyaux colorés sont livrés aux plus grandes villes du monde comme New York, Montréal, Los Angeles, Miami ou encore Zurich. Au-delà de la valeur esthétique de ces œuvres, il s'agit de faire passer un message. Le diamant, symbole fort de luxe, associé à la rareté et l'exclusivité est offert au passant à travers l'art. La créativité est au service de la rue.

 

 A partir de 2012, le Diamantaire fait évoluer son travail de rue vers l'art des galeries et participe à plusieurs expositions collectives à Paris puis à Zürich. Un an après il réalise sa première exposition solo Atelier, à la galerie Derouillon à Paris (3e).  Cet évènement lui permet d'explorer différentes techniques comme la gravure, mais aussi d'utiliser d'autres matériaux comme le bois et le métal. L'année 2013 est également celle où le Diamantaire part à Los Angeles rejoindre Kaï Aspire, un ami street artiste rencontré à l’occasion d’une exposition à Zürich. En plus d'orner les murs de ses diamants, il réalise durant son séjour une fresque monumentale sur Melrose Avenue.

 

 L'année 2014 marque un tournant dans la carrière du Diamantaire. Son travail est parrainé par un mécène, qui met à sa disposition un immense atelier de 900 m2. Cet espace de travail, mêlé au grand nombre de machines et d'outils, lui donne les moyens matériels d'exprimer pleinement sa créativité. Il produit des pièces de grande envergure comme son œuvre 4000, en acier monumental qui mesure quatre mètres par quatre. Cette pièce, réalisée à l’occasion d’un festival de street art en banlieue parisienne, marque le passage du travail de l’artiste de deux à trois dimensions.

 La même année, le Diamantaire se rend à Montréal pour honorer l'invitation de la galerie Station 16 qui lui propose de participer au festival MURAL au mois de juin. Séduit par le travail de l'artiste, la galerie lui propose par la suite de réaliser une exposition personnelle ; street art from Paris. A son retour en France, il réalise une série de 10 pièces qui seront exposées à la galerie Wide Painting à Paris (5e) ainsi que chez MISS KO – le dernier restaurant parisien designé par Phillipe Starck. Les œuvres présentées, toutes très différentes les unes des autres mais toujours sur le thème du diamant, illustrent le passage du statut de street artist à celui d’artiste contemporain.

 

 Début 2015, le Diamantaire expose en duo avec Zoé Byland à la Trace Gallery de Zürich. Les œuvres présentées par l'artiste lors de cette exposition nommée Monochrome, affichent un style plus affirmé. Le symbole du diamant est représenté en volume et sous différents angles de vue. Le Diamantoscope, pièce à mi-chemin entre le kaléidoscope et la longue-vue d’observation illustre parfaitement l'évolution artistique du Diamantaire. Au printemps 2015, il initie un travail colossale pour réaliser un diamant en acier meulé de six mètres par six dont le poids dépasse la tonne.

 La fin de l'année 2015 est marquée par son exposition  Diamonds are forever II à la galerie Wide Painting à Paris (5e). Ouverte au public depuis le 8 octobre 2015 jusqu'à mi-décembre, cette exposition apparait comme un accomplissement esthétique qui montre l'infinité et la profondeur du diamant. Les perspectives sont multipliées, et offrent une multitude de reflets mais aussi de point de vues. Les œuvres peuvent être admirées de toute part ; sur le côté ou vues du dessus, comme on admirerait le haut d'un joyau. L'artiste propose même une vision plus abstraite de la pierre précieuse, à travers sa pièce Hypercube dont il a retiré certaines faces pour obtenir une forme polygonale.

 Le Diamantaire témoigne une fois de plus la richesse de sa créativité et d'un travail artistique et conceptuel en perpétuel  évolution.