"DES STRUCTURES"

 

« Des Structures », installation de l’artiste le Diamantaire à la Chapelle expiatoire, sur l’aimable proposition et avec le soutien de la mairie du 8e arrondissement de Paris. Cette exposition, inaugurée dans le cadre de la Nuit Blanche, est présentée jusqu’au 8 décembre 2018 et invitera les visiteurs à poser un nouveau regard sur ce monument grâce à des œuvres jouant avec la lumière et les lignes rigoureuses de ce monument néoclassique.

 

Le Diamantaire, artiste contemporain venu du street art, offrira au public une nouvelle interprétation du monument et une lecture fragmentée de l’architecture à travers de subtils jeux de miroirs. Sept installations conçues spécialement pour le monument, mettront à contribution la curiosité du public et son désir d’exploration.

 

Un « diamantoscope » accueillera les visiteurs dans le vestibule de la Chapelle expiatoire. Cette œuvre en acier et en métal, entre longue-vue et kaléidoscope, réfléchit à l’infini l’image et la lumière extérieures. Les visiteurs pourront y admirer les reflets de l’espace et de l’architecture déstructurés et multipliés.

 

Dans la galerie nord « Déstructuration manuelle », une installation interactive et hypnotique invitera les visiteurs à regarder à travers un objectif tout en actionnant une manivelle qui mettra en mouvement les reflets et multipliera les effets en fonction de la vitesse et du sens de rotation.

 

De part et d’autre de l’escalier d’entrée prendra place « Le Piédestal », constitué de deux sculptures de grand format en acier chromé coloré évoquant des pierres précieuses. Les visiteurs pourront y découvrir les différents reflets extérieurs qui y seront colorés et recomposés.

 

A l’intérieur de la chapelle, « Exposition » encadrera la porte d’entrée par des œuvres murales lumineuses. La pièce majeure intitulée « La tête dans la coupole » entrera en résonnance avec la structure de la coupole de la chapelle, tout en s’inscrivant dans la géométrie du sol en marqueterie de marbre. Tout en miroirs, elle sera composée d’une couronne en fort relief, entourée de seize étoiles. Au centre, le noyau pivotera afin d’animer l’installation des scintillements du diamant.

 

Dans la chapelle basse, « Nouvelle forme de géométrie » proposera une nouvelle lecture du vitrail et de sa géométrie grâce à sa déstructuration et sa recomposition à travers un « diamantoscope » complexe.

 

La niche face au vitrail accueillera « Symétrie », constituée de miroirs colorés, proposant une nouvelle interprétation de ce vitrail.

 

Cette exposition, à la fois esthétique et ingénieuse, est aussi un hommage artistique au kaléidoscope né, comme la Chapelle expiatoire, en 1816.

 

A PROPOS DU DIAMANTAIRE

 

Originaire de Caen, le Diamantaire s’installe à Paris en 2008. L’artiste opte pour un emblème fort, celui du diamant. Dans un contexte où le street art fleurit, le Diamantaire se distingue par le choix du miroir comme matériau. Les premiers murs parsemés de ces bijoux de rue sont d’abord ceux de la capitale française en 2011, avant New York, Montréal, Los Angeles, Miami, Zurich…

 

A partir de 2012, le Diamantaire fait évoluer son travail de rue vers les galeries et participe à plusieurs expositions collectives à Paris puis à Zürich. Un an après, il réalise sa première exposition en solo. Cet événement lui permet d’explorer différentes techniques comme la gravure, mais aussi d’utiliser d’autres matériaux comme le bois et le métal. En 2013 le Diamantaire part à Los Angeles.

 

2014 marque un tournant dans sa carrière. L’artiste produit désormais des pièces de grande envergure en acier marquant le passage de son travail de deux à trois dimensions. Les années qui suivent, le Diamantaire multiplie les expositions et les collaborations en France ainsi qu’à l’international. Cette période marque le passage du statut de street artist à celui d’artiste contemporain. Le diamantoscope, pièce maîtresse de sa nouvelle exposition à la Chapelle expiatoire, à mi-chemin entre le kaléidoscope et la longue-vue d’observation, illustre parfaitement l’évolution artistique du Diamantaire.

 

 

 

By  : Hubert de Castelbajac